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INTRODUCTION

PARTICULARITES DE TUBE DIGESTIF

CAUSES DE PERTURBATION DE LA DIGESTION

ALIMENTS NUTRITIFS

ABREUVEMENT

RATIONNEMENT

REGLES A RESPECTER

 

 

 

INTRODUCTION:

L'alimentation permet au cheval de satisfaire les divers besoins de son organisme: les besoins d'entretien, les besoins de travail, les besoins de croissance, les besoins de gestation et les besoins de reproduction. En particulier,les besoins d'entretien varient en fonction des saisons et l'état physiologique. L'alimentation obéit à certains règles qui tiennent d’une part à l'anatomie et au fonctionnement du tube digestif et d’Autre part, aux aliments.

Avant toute chose quelques vérités s'imposent même si l'on a tendance à les oublier :
Le cheval est une herbivore dont la ration alimentaire, à l'état sauvage, se compose exclusivement des diverses graminées ou légumineuses qu'il trouve au cours de ses déplacements.
Le cheval a une alimentation variée car il se déplace sur de grands territoires.
Le cheval ne mange pas à heures régulières il passe son temps à manger.
Comme les humains de plus en plus de chevaux sont trop gros et un cheval trop gras est rarement en bonne santé !

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PARTICULARITES DE TUBE DIGESTIF :

La capacité de l’estomac est faible(12- 20). Pour éviter les surcharges, il faut multiplier les repas de 3 à 5 repas par jour.

L’intestin du cheval est très développé et fragile.

Un processus de fermentation microbienne très important qui se déroule au niveau du caecum.

La topographie du caecum qui le prédispose à des torsions lors de surcharge ou lors de parasitisme.

Après une excellente préparation buccale assurant un fin broyage et une forte insalivation, la digestion reste sommaire dans l'estomac; elle se développera essentiellement dans l'intestin grêle par voie enzymatique, puis dans le gros intestin par voie microbienne.
 

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CAUSES DE PERTURBATION DE LA DIGESTION :

Alimentation de mauvaise qualité,

Irrégularité dans la distribution des repas,

Changement brutal du régime alimentaire,

Travail insuffisant.

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ALIMENTS NUTRITIFS :

Les FIBRES

Les fibres sont l'aliment principal d'un cheval au travail léger. Elles sont présentes dans l'herbe, le foin, le Haylage, le Fiber Blend et dans certains aliments concentrés riches en fibres. Les fibres sont d'une importance vitale pour le bon fonctionnement du système digestif; elles satisfont en outre le besoin psychologique naturel du cheval de mâcher ( pour 1 kg de foin, il faut environ 6000 mastications ), contribuent à la stabilité du caecum et du colon et satisfont l'appétit du cheval qui absorbe chaque jour environ 2,5% de son poids vif en aliments.   

 
Les fibres sont une source d'énergie lente qui apporte au cheval une chaleur interne.

Les sources de fibres de bonne qualité fournissent en principe au cheval toute l'énergie dont il a besoin, mais il risque de manquer de protéines, vitamines, et minéraux.

LE GRAIN

Les chevaux ne se nourrissent pas seulement de pâture et de foin, mais aussi de grains, l'avoine étant le meilleur.
Tous les grains doivent avoir une odeur agréable et être propres. Ils sont pilés, roulés ou broyés.
L'orge peut être bouillie et le maïs mis en flocons.
Le son, un des composants du blé, est mélangé à d'autres grains pour lui donner de la consistance et faciliter sa digestion.
Les granulés sont des aliments complets et équilibrés d'un emploi très pratique. Ils sont souvent constitués de : poudre d’herbe, édulcorants ( mélasse ), vitamines et minéraux.
- avoine : écrasée ou en gruau ( le plus riche en protéines et le plus énergétique )
- orge entière bouillie : ( fait grossir un animal fatigué ou en mauvais état. )
- flocons de maïs : ( très énergétique, mais pauvre en protéine et minéraux )
- son : ( bon additif diététique, facilitant la digestion ) sec en mélange ou en maches
- betterave à sucre : très énergétique, à faire tremper dans l’eau toute une nuit, avant de donner.
- fèves : entières, concassées ou bouillies ( nutritives et échauffantes )
- graine de lin : ( en hiver pour faire briller le poil. ) en gelée, mash ou tisanes ; à bien faire cuire pour tuer l’enzyme toxique qu’elle contient ; à donner froid.
- paille : hachée à mélanger pour 500 g. à chaque ration.
- carottes : peut même servir de récompense en dressage.
- navets,
- rutabagas, à laver et découper en morceaux.

 

LES VITAMINES
A. B1. B2. B6. E
 
La vitamine B et la Béta-Carotine sont indispensables aux défenses immunitaires, et permettent de combattre les infections ; elles augmentent aussi la fécondité chez les juments.
La vitamine D favorise la stabilisation osseuse ; à administrer sous forme d’huile de foie de morue, sauf pour les chevaux dont l’huile de la robe est transformée par le soleil.
La vitamine E est bonne pour les muscles cardiaques et ceux du squelette.
Une bonne alimentation pour chevaux contiendra toutes les autres vitamines en justes proportions.

SELS MINERAUX & OLIGO-ELEMENTS


Calcium et phosphore : formation des dents et des os.
Sodium, chlorure de sodium et potassium : régulation des sécrétions.
Fer et cuivre : formation de l’hémoglobine et contre l’anémie.
Magnésium : développement du squelette et des muscles.
Manganèse : structure des os et reproduction.
Cobalt et zinc : stimulation de la croissance.
Iode : contrôle de la glande thyroïde.
 
La relation calcium/ phosphore est relativement importante pour les chevaux. Des troubles peuvent se produire si, l'herbe est trop fumée ou si les proportions d'avoine sont trop importantes.
En général, le magnésium ne pose pas de problèmes car le cheval en absorbe suffisamment lors de son alimentation.
Chez des chevaux qui transpirent fortement, lors d’efforts intensifs, il faut veiller à donner un mélange de sodium/potassium en quantité suffisante et bien équilibrée.
Le zinc est important pour la guérison des plaies et pour l'assimilation de l'albumine.
Le fer et le cuivre sont indispensables pour la formation du sang.
 
On trouve facilement ces aliments complémentés tout préparés qui contiennent des substances minérales et des oligo-éléments en différentes compositions, pour répondre à tous les besoins.

 AUTRES


Les sucreries :

Les sucreries ne sont pas uniquement les bienvenues chez les hommes, les chevaux aussi apprécient cette attention. Afin de montrer au cheval qu'il a fait quelque chose de bien, on peut aussi lui donner des snacks. Bien entendu, cette récompense doit être adaptée à l'alimentation du cheval.
Le sucre souvent donné à titre de récompense, doit être d’usage limité : Calories vides, sans minéraux, sans oligo-éléments et vitamines rendent le sucre comme une récompense sans sens. La dégradation de la dentition et des gencives est la conséquence la plus grave lorsque l'on donne du sucre en permanence.


Le pain sec :

Il doit vraiment être très sec lorsque vous le donnez, d'autant plus qu'il existe un risque de moisissure. Complet et énergétique, à donner avant et après le travail. Mais il n'est pas nécessairement sain en grande quantité : (Farine blanche, épices et sel ne sont pas bénéfiques).
L'avoine, est une bonne récompense, mais n'oubliez pas de la déduire de la ration journalière. Elle est très calorique !


Les carottes :

Les carottes sont d’excellentes récompenses, qui contiennent des vitamines, des minéraux et sont pauvres en calories…


Les pommes et les poires même sauvages :

Ils sont d'excellent aliments, contenant à la fois des fibres, des vitamines et des sucres lents ; attention cependant d'habituer peu à peu les animaux non rustiques à leur usage ( ne pas les laisser s'en gaver - risque de coliques - et faire attention au risque d'étouffement par ingestion de trop gros morceaux - à donner à la main au début.

Conclusion :
Les "barres de récompense", contiennent souvent tous les éléments nutritifs et il faut aussi les comptabiliser dans la ration journalière.

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ABREUVEMENT :

 

L'eau a plusieurs fonctions pour l'organisme : elle assure le fonctionnement des échanges du processus métabolique. Elle régule la température du corps et les sécrétions de sueur.
Ce besoin essentiel dépend de plusieurs éléments.

 En fonction du temps qu'il fait et de la charge demandée au cheval, il faut compter de 5 à 12 litres d'eau par jour par 100 kilos de poids. Ce qui signifie que pour un animal normal au pré et au repos, il faut donner environ 30 litres d'eau par jour.
Augmenter l'apport en eau l'été lorsqu'il fait chaud, pour compenser la transpiration, et la sècheresse des herbes au pré. Sa consommation peut alors passer à 50 litres d'eau, pour le même cheval.
Les chevaux de manèges et de sport, du fait d'une plus grande dépense d'énergie, auront un besoin en eau plus important.
Les besoins du poulain seront plus réduits du fait qu'ils en sont pourvus par le lait maternel.
Les jeunes d'un an et les seniors, du fait de leur charge réduite, boiront moins.
Les pertes les plus importantes en eau sont produites par l'évacuation des urines et des selles, la sudation corporelle, la respiration et l'allaitement. Les besoins en eau se forment dépendamment de
ses pertes dans l'organisme !
 

Le cheval boit souvent et beaucoup (environ 40 litres par jour). Il faut lui assurer un minimum de 3 distributions par jour. L' idéal c'est qu'il puisse boire à volonté en mettant à sa disposition de l'eau propre d'une façon permanente dans le boxe (la plupart des écuries modernes disposent d'un abreuvoir automatique, qui permet au cheval de s'abreuver à volonté). Le cheval présente une certaine exigence dans ce sens ; en effet, il refusera toute eau trouble, sale ou mal odorante. De même, il faut éviter de lui donner de l'eau trop froide et veiller à ne pas laisser s'introduire d’agents pathogènes dans, et à proximité de l'eau. Lorsque le cheval est abreuvé au seau, veiller à le remplir aussi souvent que nécessaire.
L'eau est à moduler selon le type d’alimentation : pour une alimentation sèche, le besoin en eau augmente 3 à 4 litres, par kilo ingéré. A l’inverse : Lorsque les aliments ont une bonne teneur en eau, comme l'herbe fraîche, les légumes ou les fruits, le besoin en eau diminue.
La température idéale de l'eau se situe entre 8 et 12° C. Eviter donc l’eau chaude, et l’eau trop froide qui peut donner des coliques.

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RATIONNEMENT


Il faut savoir en premier qu'en alimentation équine l'étalon est l'UFC.
UFC "unité fourragère cheval"
1 UFC correspond à l'énergie produite par 1 KG d'orge ou 0,88KG d'avoine ou 1,14 KG de maïs entier.

Tare des céréales:
1 Litre d'orge = 0,5 KG (grains entiers) ou 0,45 KG (grains concassés)
1 Litre d'avoine = 0,4 KG (grains entiers) ou 0,35 KG (grains concassés)
1 Litre de maïs = 0,75 KG (grains entiers) ou 0,65 KG (grains concassés)
1 Litre de granulé = 0,7 KG

En besoin d'entretien "cheval ne fournissant aucun effort physique", le cheval nécessite:
2,5 UFC+(0,5 par 100 KG de poids vif)
soit pour un cheval de 500 Kg --->2,5+(0,5*5)=5 UFC

Pour le calcul de la ration d'un cheval au travail on ajoutera 0,5 UFC par heure de travail.
pour mon cheval de 500KG qui travaille 2 heures par jours il lui faudra:
Besoin d'entretien +(0,5*heures de travail) ce qui donne 5 UFC +(0,5*2)=6 UFC

En plus de cela il faut tenir compte du besoin en fibre du cheval et celui-ci se calcul en MS "Matières Sèches".

En besoin d'entretien un cheval a besoin en foin naturel :
2 à 3 KG de MS par 100 KG de poids vif

En besoin d'entretien un cheval a besoin en foin industriel (luzerne,sainfoin ou foin de Crau):
1 à 1,5 KG de MS par 100 KG de poids vif

Pour un cheval au travail on ajoutera 20% en plus de la ration total en MS
Soit pour mon cheval de 500KG qui travail et à qui je donne du foin de Crau : 1,5*5= 7,5KG MS+20%= 9 KG de MS

En résumé pour un cheval de 500KG et qui travail 2 heures par jour il faudra 6 UFC et 9 KG de MS.

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Règles à respecter


- Veillez à la qualité des aliments servis. Ne prenez jamais d'aliments avariés.
- Au risque de coliques, toujours commencer par abreuver le cheval avant de l'alimenter. Sinon, des aliments non digérés peuvent aboutir dans l'intestin et ne pas être digérés complètement ni évacués.
- Donnez le foin plutôt le soir.
- Préférez donner de petites quantités et plus souvent.
- Nourrissez-le à heures fixes.
- Evitez une modification brusque de l'alimentation.
- Laissez-le au repos pendant son alimentation et encore une heure après.
- Ne pas l’alimenter juste avant et après un effort. Il ne peut effectuer aucune tâche durant sa digestion, il doit d'abord faire descendre sa température après un travail fatiguant.
- Veillez à ce que le lieu où le cheval s'alimente et boit soit toujours propre.
- Donnez-lui de l'eau salubre et non chargée, toujours en quantité suffisante.

- Quand vous  donnez du pain à votre cheval, il doit être toujours dur sinon il risque de s'étrangler.

- Si votre cheval mange trop vite ou éjecte sa ration de sa mangeoire, mettez une ou deux grosses pierre dedans il mangera bien plus tranquillement.

- Attention si votre cheval vit en box, quand vous le mettez les premières fois au pré et que l'herbe de printemps est jeune et riche diminuez sensiblement sa ration pour éviter les accident (fourbure)

- Si votre cheval mange de la terre c'est bien souvent qu'il recherche des oligo-éléments qu'il ne trouve pas dans sa ration. Essayez de lui donner une " pierre à sel " riche en des oligo-éléments à lécher.

- Nettoyez et vérifiez la mangeoire et l 'abreuvoir régulièrement.

- Ne donnez jamais une ration juste avant le travail mais au moins deux heures avant.
- Un cheval, faisant un travail normal, devrait être nourri quatre fois par jour. Voici un exemple d'une bonne répartition des repas:
06h30 Foin et grain
11h00 Foin
16hO0 Foin et grain
20h30 Foin.

 

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